SHOOT THE DRONE [ʃuːt ðə drəʊn] locution populaire : désigne la fusion entre musiques urbaines et poésie à vif, rythmiques conquérantes et mots jaillissants, pour donner voix à une épure transgenre propice à la libération des corps et des esprits.

Historique : Dès l’antiquité, Aristote désigne par SHOOT THE DRONE le phénomène de la catharsis jubilatoire, à l’opposé de la catharsis tragique. A partir du moyen-âge, l’expression SHOOT THE DRONE (en vieux français frapper le bourdon) s’impose en occident pour désigner l’art de faire résonner en continu une note grave dont l’objectif est de rassembler l’auditoire en un même élan vibratoire. En orient, le maître soufi Rûmî évoque au 12e siècle par SHOOT THE DRONE (en persan : « vibration sacrée » ) l’état de transe dans lequel sont plongés ses adeptes.

De nos jours, la tradition du SHOOT THE DRONE est célébrée par le vocaliste Pierre de Trégomain, le batteur François “Movézom” Malandrin et le claviériste Manu Sauvage qui, sur scène, font résonner fûts, cordes, claviers et machines pour créer liesse et communion.

Pierre de Trégomain est un vocaliste aux multiples facettes: lauréat du concours Crest Jazz Vocal en 2008, il s’est imposé en quartet avec ses albums « My Cold Song » (Aphrodite Records, 2010) et « Shelter » (La Fabrica‘Son Label, 2015) comme un des « chanteurs essentiels » du jazz européen actuel (Jazz Magazine). Il s’est dans le même temps immergé dans les techniques vocales baroque et des chants du monde, entamant en 2016 une collaboration avec le maître du Mugham Gochag Askarov (Azerbaïdjan) – leur album live est sorti en 2017 sur le label italien Felmay Records (fff Télérama). Il a également initié un quatuor de musique contemporaine avec Alexandra Grimal (saxophone, voix), Sophia Domancich (piano) et Karsten Hochapfel (violoncelle). Défendant une musique résolument décloisonnée, il crée en 2017 le trio de chanson électro-pop SHOOT THE DRONE. Sa musique, profondément connectée, transcende les genres et les frontières pour toucher au plus intime.

Movézom – son terrain de jeu, c’est très tôt la batterie et le jazz, terrain qu’il arpente aux côtés de Steve Potts, Eric Le Lann, Dominique Di Piazza, Jean-Philippe Viret, Médéric Collignon, Misja Fitzgerald  ou encore Alexandra Grimal … Le jazz, il le conçoit avant tout comme un objet de métissage: il se produit et enregistre de 2002 à 2004 avec le groupe Pososhok, explorant ainsi l’univers des musiques africaines. Avec les groupes Panorama Circus et Asticot Palace, il s’immerge dans la musique électro. Il rejoint de 2010 à 2012 le rappeur La Canaille pour la sortie de son 2e album. L’album « Revisiting the Trane » qu’il sort en mai 2018 est un hommage à John Coltrane en mode hip-hop avec des invités prestigieux comme Abiodun Oyewole (the Last Poets), les rappeurs Raashan Ahmad, Kohndo ou encore le saxophoniste Thomas de Pourquery. Pluie d’éloge dans les médias (« Indispensable » pour Jazz News, **** chez Jazz Magazine, « Coups de cœur »  pour L’humanité) !

Manu Sauvage est un musicien éclectique originaire de la banlieue parisienne, influencé par toutes les cultures urbaines mais pas que… Ayant vécu à New York, il a joué avec des artistes new-soul comme Bilal ou Robert Glasper. De retour en France, il est entré dans le monde électronique en travaillant avec Laurent Garnier et en produisant ses compositions sur le fameux label f-communications. Egalement très actif sur la scène hip-hop, on le retrouve notamment aux cotés de Youssoupha & de Kéry James. Musicien voyageur, il a accompagné Raul Paz, Emel Mathlouti et travaillé avec Manu Chao. Plus récemment, il a enregistré et tourné avec Benjamin Clémentine.



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